Dimanche 4 mars 2007 — Dernier ajout samedi 17 mars 2007

Le temps du Carême…

Le temps du Carême… un temps à part que nous donne l’Eglise — non pour nous flageller et pleurer sur nos misères — mais pour essayer un tant soit peu de saisir de quel amour Dieu nous a aimés… et si nous en saisissions ne serait-ce qu’une parcelle, nous courrions de l’avant… et l’offrande de notre péché deviendrait grâce…

Le carême… le temps de l’offrande de ce que nous sommes… le temps de la grâce pour nous personnellement et pour le monde.

Jean Baptiste révélait à ses disciples « Il faut qu’Il grandisse et que je diminue »…

Quel chemin intérieur a-t-il parcouru pour être capable de s’effacer devant Jésus. Le héros, c’était lui,… l’homme qui baptisait à longueur de journée c’était lui… le prophète et l’intermédiaire entre Dieu et les hommes, c’était lui… et lorsque Jésus est venu jusqu’à lui, ce Jésus « qu’il ne connaissait pas »… ce Jésus qui lui prenait ses disciples… ce Jésus dont le Ministère a pris sur son ministère, Jean le Baptiste a fait le choix de « diminuer pour que Jésus grandisse »… et ayant laissé Jésus grandir jusqu’à la Croix, l’humanité s’en est trouvée sauvée !

Jean Baptiste nous ouvre un chemin de Sainteté qui n’est pas une Sainteté où je vais chercher à combattre mon péché (de manière introspective) pour être « Saint et irréprochable devant Dieu », non — mais une Sainteté où je choisis de laisser l’autre grandir pour que jaillisse en lui et par lui l’œuvre que Dieu veut faire pour le monde.

Soyons attentifs à tous ceux que Dieu nous confie pour que grandisse en eux leur propre appel.

N’éteignons pas l’œuvre de l’Esprit , nous n’en sommes pas propriétaire…

Christine