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	<title>Fraternit&#233; Saint Jean-Baptiste</title>
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	<description>Fraternit&#233; Saint Jean-Baptiste : Ce que nous avons re&#231;u, nous voulons en &#234;tre les t&#233;moins dans nos lieux de travail, dans nos familles, aupr&#232;s de nos amis, dans les paroisses o&#249; nous vivons.</description>
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		<title>Fraternit&#233; Saint Jean-Baptiste</title>
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		<title>Michel Serrault</title>
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&lt;p&gt;L'acteur joue en ce moment dans la pi&#232;ce de Moli&#232;re &#171; l'Avare &#187; Extrait de l'interview&#8230; Vous avez connu des joies et des peines. Comment le croyant que vous &#234;tes s'arrange t-il avec les blessures de l'existence ? Michel Serrault : Cela remet les pendules &#224; l'heure. Je suis comme les autres. J'ai eu mon compte mais cela me donne envie d'aider les gens &#224; vivre. Je n'ai pas de grande r&#233;ponse de th&#233;ologien, mais si je continue de croire en Dieu, c'est justement parce qu'il est l&#224;. Ces (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.fratweb.org/-Spectacles-.html" rel="directory"&gt;Spectacles&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'acteur joue en ce moment dans la pi&#232;ce de Moli&#232;re &#171; l'Avare &#187; Extrait de l'interview&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vous avez connu des joies et des peines. Comment le croyant que vous &#234;tes s'arrange t-il avec les blessures de l'existence ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Serrault : Cela remet les pendules &#224; l'heure. Je suis comme les autres. J'ai eu mon compte mais cela me donne envie d'aider les gens &#224; vivre. Je n'ai pas de grande r&#233;ponse de th&#233;ologien, mais si je continue de croire en Dieu, c'est justement parce qu'il est l&#224;. Ces moments difficiles &#224; vivre ne sont rien &#224; c&#244;t&#233; de l'amour de Dieu pour l'humanit&#233; toute enti&#232;re. Je crois que cet amour est plus fort que la d&#233;tresse des hommes. Je crois que l'on ne vit que d'exemples et de personnes rencontr&#233;es. Ma foi est venue de gens qui ont donn&#233; leur vie aux autres. Moi, je donne simplement ma souffrance. Et je ne crois pas en d&#233;sespoir, je crois que l'amour et le respect des uns et des autres sont plus forts que tout ce qui peut nous arriver. Je ne comprends pas l'inacceptable mais je m'aligne sur les autres. C'est pour cela que j'aime les gens. Et je n'ai jamais &#233;t&#233; effleur&#233; par un sentiment de r&#233;volte. En fait, ce n'est pas Dieu qui me fait vivre. Ce sont les autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le grand silence</title>
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&lt;p&gt;Extrait de l'entretien avec Philippe Gr&#246;ning le r&#233;alisateur du film &#171; Le grand silence &#187; sur la vie dans une communaut&#233; de chartreux, par B&#233;n&#233;dicte Esnault. Philipp Gr&#246;ning - On dit qu'on est seul au monast&#232;re, on dit que c'est le silence, c'est vrai. Mais il n'y a pas de silence, il y a toujours des petits bruits. Mais la diff&#233;rence c'est que dans le monast&#232;re les petits bruits prennent une signification. J'entends un corbeau qui traverse la vall&#233;e, qui est dans le film aussi, il est &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.fratweb.org/-Spectacles-.html" rel="directory"&gt;Spectacles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Extrait de l'entretien avec Philippe Gr&#246;ning le r&#233;alisateur du film &#171; Le grand silence &#187; sur la vie dans une communaut&#233; de chartreux, par B&#233;n&#233;dicte Esnault.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Philipp Gr&#246;ning - On dit qu'on est seul au monast&#232;re, on dit que c'est le silence, c'est vrai. Mais il n'y a pas de silence, il y a toujours des petits bruits. Mais la diff&#233;rence c'est que dans le monast&#232;re les petits bruits prennent une signification. J'entends un corbeau qui traverse la vall&#233;e, qui est dans le film aussi, il est &#224; cinq kilom&#232;tres de distance. Il traverse le matin et le soir, je le connais. Et tandis que nous, nous avons plein de bruits, d'influences qui n'ont rien &#224; voir avec nous. Alors dans ce sens-l&#224; le silence dans lequel nous vivons est beaucoup plus terrible. Parce que nous avons tr&#232;s peu de relations vraies, profondes. Il y a tr&#232;s peu de choses qui ont vraiment &#224; voir avec nous. Vous ne vous rappellerez pas de ce que vous avez entendu dans les nouvelles il y a trois jours, et on se laisse envahir par tout cela et &#231;a cr&#233;&#233; un tout autre silence en nous. De m&#234;me que j'ai l'impression que nous dans la vie on est peut-&#234;tre beaucoup plus seul que les moines. Ils passent 90% de leurs temps seuls, mais quand ils se voient, il y a une vraie correspondance. Ils ont un but commun, ils ont une forme de vie commune, ils sont tr&#232;s tr&#232;s profond&#233;ment unis. Alors je ne pense pas que c'est trop ce qui arrive chez nous dans le monde, mais que c'est trop peu. En r&#233;alit&#233;, on se trouve presque dans un d&#233;sert, sauf que c'est un d&#233;sert encombr&#233;, rempli, incroyablement bruyant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B&#233;n&#233;dicte Esnault - Finalement ce sont eux qui poss&#232;dent la r&#233;alit&#233; du temps, le temps r&#233;el ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philipp Gr&#246;ning - La r&#233;alit&#233; du temps c'est la question principale d'un monast&#232;re. Comme un monast&#232;re c'est toujours une question sur ce qu'est la r&#233;alit&#233;, sur ce qu'est un vrai bien. Est-ce que le porcher est un vrai bien ou le verre d'eau sur la table ? Quel est l'objet le plus r&#233;el ? Et je pense qu'ils poss&#232;dent le temps ou au moins ils travaillent pour le poss&#233;der. Le pr&#233;sent n'est pas quelque chose que l'on peut poss&#233;der d'une telle mani&#232;re mais on peut continuer d'essayer de l'atteindre. Et si on le fait, on est d&#233;j&#224; beaucoup plus pr&#232;s. Mais eux avec l'absence de langage, ils sont vachement pr&#232;s. Nous dans le monde du langage, on fait tout le temps des plans quand on pense au futur. Le futur est d&#233;j&#224; comme barricad&#233; : des plans, des peurs, des obligations et &#231;a emp&#234;che le pr&#233;sent d'exister. Et chez eux le pr&#233;sent est l&#224; car on sait qu'il n'y a pas de soucis &#224; se faire. On sait qu'en tout cas dans vingt minutes il y aura la cloche et on commencera &#224; prier les laudes. C'est comme &#231;a, le futur est le pr&#233;sent qui vient vers toi mais ce n'est pas quelque chose que tu dois contr&#244;ler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B&#233;n&#233;dicte Esnault - Est-ce qu'il y a une chose importante sur le film que vous souhaitiez dire et que nous n'ayons pas abord&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philipp Gr&#246;ning - Moi je pense que la chose importante pour le film, c'est un film qui ne donne pas les informations mais qui donne l'opportunit&#233; d'une exp&#233;rience tr&#232;s profonde et tr&#232;s personnelle. Un voyage personnel disons. Ce que je trouve important c'est que c'est une vie extr&#234;mement libre car c'est une vie lib&#233;r&#233;e des peurs. C'est ce que j'ai appris dans le monast&#232;re : on vit chez nous beaucoup trop avec des peurs. On pense les peurs sont n&#233;cessaires. Mais ce n'est pas somme &#231;a. Les peurs sont superflues pour la majeure partie. Et en effet, les peurs sont une mani&#232;re de contr&#244;ler le monde. Au monast&#232;re, j'ai compris que le contraire de la peur ce n'est pas le courage car le courage aussi c'est contr&#244;ler le monde. Le contraire de la peur, c'est la confiance et &#231;a c'est une valeur totalement principale et profonde qui rend heureux. Et c'est ce que l'on voit avec eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B&#233;n&#233;dicte Esnault - Vous avez fait le choix de ne pas mettre de voix off, et la d&#233;marche se comprend. Mais il n'y a pas non plus de musique alors que certaines peuvent aider &#224; la m&#233;ditation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philipp Gr&#246;ning - Non, si on fait un film sur un monast&#232;re aust&#232;re, il aussi faut trouver une forme aust&#232;re qui convient &#224; &#231;a. Alors c'&#233;tait un choix tr&#232;s clair d&#232;s le d&#233;but : la premi&#232;re id&#233;e, de ne mettre ni de voix off ni musique additionnelle, ni rien, pour que l'on puisse entrer dans ce qu'est le monast&#232;re. Il y a deux grands dangers dans la perception d'un monast&#232;re. Le premier c'est que le monast&#232;re est un lieu lugubre, noir et pesant. Et l'autre c'est la carte postale. Y ajouter de la musique, on tombe dans le kitch imm&#233;diatement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B&#233;n&#233;dicte Esnault - Vous avez fait un choix &#233;tonnant dans le montage. Vous avez plac&#233; un temps de r&#233;cr&#233;ation dans la montagne &#224; la fin alors qu'il aurait pu se trouver au milieu comme une respiration. Pourquoi ce choix ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philipp Gr&#246;ning - J'ai voulu faire un film qui devienne un peu un monast&#232;re. Je pense que dans la vie des moines, c'est une entr&#233;e, c'est difficile au d&#233;but et de plus en plus &#231;a devient l&#233;ger. Et c'est comme un voyage vers la luminosit&#233; alors j'ai voulu mettre ce moment-l&#224;, qui est tr&#232;s clair, tr&#232;s lumineux, tr&#232;s libre, &#224; la fin pour que le spectateur fasse un peu le m&#234;me voyage, apr&#232;s longtemps on arrive &#224; une l&#233;g&#232;ret&#233;. C'est facile de postuler &#224; une l&#233;g&#232;ret&#233;, mais pour y arriver, c'est difficile, mais quand on y arrive c'est beaucoup plus profond. Alors, c'est pour &#231;a qu'il est mis &#224; la fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B&#233;n&#233;dicte Esnault - Dans le documentaire, il y a une grande recherche artistique, et aussi une recherche que vous menez, comment vos proches ont-ils per&#231;us votre &#339;uvre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philipp Gr&#246;ning - En g&#233;n&#233;ral, on admire beaucoup le temps que j'ai mis l&#224;. Il y en a aussi bien s&#251;r qui disent que c'est presque de la folie d'aller si au fond dans une histoire comme &#231;a. Beaucoup de gens, mon fils par exemple, qui a vingt ans, quand je suis rentr&#233; du monast&#232;re m'a dit que j'avais beaucoup chang&#233;, et chang&#233; beaucoup vers le mieux, parce que j'avais beaucoup plus confiance, je voulais beaucoup plus voir le bien dans ce qui arrive. Alors mes proches ont dit que c'&#233;tait un travail&#8230; J'&#233;tais dans un tunnel, alors je n'&#233;tais pas tr&#232;s accessible pour lui pendant longtemps, mais il avait l'impression que &#231;a me faisait du bien. Pendant le montage, il y avait des gens qui avaient peur pour moi car c'&#233;tait tr&#232;s tr&#232;s dur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B&#233;n&#233;dicte Esnault - On a l'impression que malgr&#233; le silence qui r&#232;gne, on le voit dans le silence des moines, comme une amiti&#233; qui s'est cr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philipp Gr&#246;ning - L'amiti&#233; a &#233;t&#233; la plus grande surprise. Ils m'ont accueilli l&#224; avec une tr&#232;s grande chaleur. Ils &#233;taient ouverts, amicaux, comme cela. C'&#233;tait extr&#234;mement agr&#233;able. Aussi ceux qui &#233;taient contre le film. Il y avait un moine, et quand j'ai tourn&#233; dans la neige, il est venu me porter le pied de la cam&#233;ra, car c'&#233;tait tr&#232;s lourd. Je lui ai demand&#233; pourquoi tu m'aides, tu es contre le film. Il m'a r&#233;pondu : &#171; Je suis contre le film, mais je suis chr&#233;tien, je suis oblig&#233; de t'aider comme homme. Je vois que tu as besoin d'aide, alors pourquoi je ne t'aiderais pas ? &#187; Et &#231;a avec un tr&#232;s grand sourire, une amabilit&#233; incroyable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B&#233;n&#233;dicte Esnault - A l'issue de la projection, que pensent les moines du film ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philipp Gr&#246;ning - Ils ont admir&#233; beaucoup, aim&#233; beaucoup. Il y en avait un qui &#233;tait contre le film, et apr&#232;s la projection, il a dit : Il faut avouer que j'ai sous-estim&#233; la grande force du cin&#233;ma, c'est ce que le cin&#233;ma peut faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(c) inXL6.org&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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